un printemps irlandais à la pêche

Le réchauffement climatique affecterait-il aussi l’île d’Irlande?

Pour la troisième année consécutive, le printemps y est de plus en plus sec après un hiver doux où les jours les plus froids arrivent en Mars. Sitôt l’hiver passé, les pluies se font très rares et très rapidement les rivières baissent au point de manquer d’eau dès la mi-Mai. Bien sûr, la pêche s’en ressent et se traduit par une irrégularité des journées de pêche. La fraie des brochets est perturbée et on ne peut plus prévoir sa venue, celle-ci dépendant considérablement des températures d’eau qui varient de plus en plus vite. On trouve les premiers brochets à frayer fin Mars et les derniers mi-Mai.

Cette année 2019, l’eau étant restée peu froide en Janvier, les brochets restaient encore très actifs pour se calmer en février et mars. Avril, généralement très bon, a vu des résultats moyens. Mai commençait bien et les fortes chaleurs, les vents de nord et est et le soleil omniprésent ont considérablement gâché la pêche. Les malheureuses truites n’ont plus que des filets d’eau pour les maintenir et seules les petites répondent encore aux appels du pêcheur. Où sont passées les autres? Sans doute ont-elles fui vers les lacs lorsqu’il y en a un de connecté à la rivière ou bien, calées sous les berges et les souches ne se nourrissent-elles qu’à la nuit et au petit matin.

Les conséquences directes de la baisse de niveau sont aussi un réchauffement très important et une croissance accrue de la végétation aquatique qui profite de plus de lumière et de calories indispensables à sa croissance. Ajoutons à cela une eutrophisation chaque année plus importante et les rivières sont rapidement impêchables par endroits.

Enfin, maintenant arrivés à fin Mai, une petite pluie fine vient-elle abaisser la température et donne un regain d’activité à nos eaux.

Optimiste, j’espère toujours la bonne pluie qui durera deux jours et viendra enfin apporter un peu d’oxygène aux poissons et l’espoir au pêcheur.

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