Hiver 2015 2016 en Irlande Les conséquences sur brochets et truites

Si nous sommes encore au coeur de l’hiver, la fin de février sonne le glas des journées les plus courtes et nous pouvons enfin constater que les jours s’étirent enfin, surtout en soirée. Point de jours trop froids à nous avoir éprouvés mais bien des tempêtes successives et des averses à n’en plus finir dont 2 mois d’une pluie qui a inondé une bonne partie de nos régions.Deux mois pendant lesquels les rivières et lacs irlandais ont monté inexorablement, noyant toutes les vallées et laissant la place à de petites mers intérieures où plus rien n’était reconnaissable.
La décrue s’amorce enfin lentement depuis 2 semaines mais les masses d’eau à évacuer sont considérables, sans compter ce que la terre et les bogs ont absorbé qui est relargué très doucement et alimentera longtemps les cours d’eau.
La pêche fut impossible pendant ces longues semaines: Les poissons furent fortement perturbés par la montée des niveaux, les courants liés aux rivières dont le débit fut multiplié par dix et aux vents très forts revenant de façon récurrente avec des pressions atmosphériques faisant du yoyo. Il est sûr que la température de l’eau ne remontera pas vite tant la masse d’eau à réchauffer est importante. De 4°C actuellement, il faudra bien du temps pour atteindre les 10° nécessaires à une activité piscicole normale d’autant que le poisson devra encore bouger pour regagner ses places habituelles. Souhaitons que les brochets ne fraient pas trop tôt pour éviter que leurs lieux de pontes ne soient mis au sec quand on sait que ce poisson fraie sur les prairies inondées. Souhaitons aussi que les frayères à truites n’aient pas été endommagées par les alluvions qui privent les oeufs d’oxygène et que les alevins aient pu naître avant.
Les hautes eaux auront cependant deux aspects positifs: les lacs très hauts alimentant les rivières vont maintenir un débit d’eau plus longtemps qu’à l’habitude laissant ces rivières pêchables sur une plus grande durée. Les plus grosses truites resteront elles aussi plus longtemps dans les rivières, n’éprouvant pas trop tôt le besoin de rejoindre les lacs sitôt le printemps arrivé. Nous pouvons donc espérer de belles pêches de ces dernières plus tard dans la saison que les années précédentes.
En ce qui concerne le brochet, l’incidence sera moindre en lac mais l’activité risque d’être retardée en rivière tant que ces dernières n’auront pas regagné leur lit et que les courants resteront forts. En début de saison, il faudra sans aucun doute les chercher en des lieux plus inhabituels où le poisson fourrage se tiendra encore à l’abri. Les sorties de février furent maigres mais on s’y attendait. L’espoir fait vivre, ne désespérons pas! Le printemps qui arrive sera un nouveau défi à relever qui nous enrichira de nouvelles connaissances toujours profitables.

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